Alors que la femme est toujours en proie à de nombreuses inégalités (discrimination à l’emploi, salaire inégal, pension moindre, etc.), la femme musulmane, elle, souffre d’une ultime injustice : l’impossibilité d’étudier ou de travailler avec son foulard.
Alors que l’enseignement et la société en général affrontent de nombreux problèmes, vous, politiciens, avez procédé au lynchage social de jeunes filles et de femmes qui ne constituent aucune menace et cela, dans l’unique but de détourner l’opinion publique des véritables problèmes.
Car, n’ayons pas peur des mots, il s’agit bien d’un lynchage social sinon comment expliqueriez-vous le choix cruel face auquel vous mettez la jeune fille ou la femme : choisir entre sa conviction religieuse et son droit à l’enseignement ou son droit à exercer un métier. N’est-ce pas finalement cela la véritable manipulation destructrice ?
Aujourd’hui, nous, femmes musulmanes, prenons acte de votre intolérance, de votre discrimination basée sur des arguments fallacieux sans cesse répétés.
Car, « c’est aujourd’hui, seulement que l’affaire commence puisqu’aujourd’hui seulement les positions sont nettes » d’une part, les partisans de l’injustice qui sacrifient les droits les plus fondamentaux au nom d’une hypothétique neutralité changeante selon les circonstances ; d’autre part, les défenseurs d’une liberté élémentaire qu’ils tâcheront de faire jaillir à tout prix.
Aujourd’hui, nous ne souhaitons plus maintenir un dialogue de sourds qui n’aura de toute façon pour résultat que de vous donner bonne conscience à l’égard d’une décision injuste.
Nous, femmes voilées,
Nous, femmes exclues de plus en plus de la sphère publique,
Nous, femmes dont les droits les plus élémentaires sont bafoués ;
Nous accusons les politiciens d’orchestrer notre meurtre social,
Nous reprochons les journalistes d’aliéner la vérité prenant de ce fait activement part à ce meurtre,
Nous accusons l’opinion publique de demeurer muette face à cette discrimination, se rendant par là coupable de non assistance à personne en danger.
« Quant aux gens que nous accusons, nous ne les connaissons pas, nous n’avons rien contre eux, ni rancune, ni haine. Ils ne sont, pour nous, que des entités, des esprits, de malfaisances sociales.
Et l’acte que nous accomplissons ici n’est qu’un moyen révolutionnaire pour hâter» l’expression de la vérité, de la justice.
*Collectif de parents constitué suite à l’exclusion des filles
voilées des Athénées Royaux de Gilly et Vauban Charleroi.
1 commentaire:
salam qu'ALLAH vous preserve,la lettre est magnefique et j'espere que les coeurs des POLITICIENS seront adoucis .amine
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